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Généalogie Peinture. Henri Michaux. Louis-Claude de Saint-Martin, Jean-Baptiste Willermoz

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Présentation des articles des biographies et dictionnaires publiés

On ne peut comprendre l’ensemble de ces textes (articles des Biographies et des Dictionnaires du 19e siècle), et repérer leurs erreurs manifestes que si l’on a à l’esprit, au moins succinctement, une biographie de Martines de Pasqually ( ? Grenoble - + 20-21/09/1774 Port-au-Prince), de Louis-Claude de Saint-Martin (18 janvier 1743 Amboise – 14 octobre 1803 Aunay), et de Jean-Baptiste Willermoz (10 juillet 1730 Lyon – 29 mai 1824 Lyon).

Il existe sur le Net des sites qui donnent un très bon éclairage sur ces auteurs :

D’autres sites peuvent également permettre à l’internaute de se faire une meilleure idée de cette période comme

Il faut se rappeler qu’à l’époque où ces bibliographies étaient écrites, peu de livres sur nos auteurs étaient publiés :

  • la Notice de René Tournet (1757-1836) publiée en 1804 dans les Archives littéraires de l’Europe [2] fut le premier écrit si l’on ne tient pas compte de l’encart dans Le Journal des débats annonçant le décès de Saint-Martin (13 brumaire - 6 novembre 1803) ;

  • l’article de la Bibliographie moderne ou dictionnaire biographique de tous les hommes morts et vivants en 1807 [3].
  • la Biographie de Jean-Baptiste-Modeste Gence (1755-1840) publiée en 1824 [4] ;
  • l’article sur Saint-Martin dans le Magasin Pittoresque d’octobre 1845 [5] ; rappelons que ce périodique a publié un portrait de Saint-Martin (1847, p. 216) ;

Ce n’est qu’à partir du milieu du 19e siècle qu’apparaissent les premières études :

  • en 1850, Louis Moreau avec Le Philosophe Inconnu, Réflexions sur les idées de L.-C. de Saint-Martin [6] ;
  • en 1852, Elme-Marie Caro avec Du mysticisme au XVIIIe siècle. Essai sur la vie et la doctrine de Saint-Martin [7] ;

  • en 1862, Jacques Matter avec Saint-Martin le Philosophe inconnu, sa vie et ses écrits, son maître Martinès et leurs groupes [8] ;

  • En 1866, Adolphe Franck avec La Philosophie mystique au XVIIIe siècle, Saint-Martin et son maître Martinès de Pasqually [9].

Rappelons que c’est en 1861 que Louis Schauer publie Des Nombres de L.-C. de Saint-Martin, œuvre posthume, suivi de L’Éclair sur l’association humaine [10] ; et en 1862, avec Alp. Chuquet, La correspondance inédite de L.-C. de Saint-Martin avec Kirchberger, Baron de Liebistorf [11].

 

Un dernier élément doit retenir l’attention : de nombreux mots employés dans ces biographies et articles de dictionnaires ne doivent pas être pris stricto sensu à notre époque. Les mots au 18e et 19e siècles n’ont pas la même signification ni la même connotation que de nos jours, comme par exemple et pour n’en citer qu’un, celui de « secte ».

Ainsi de nos jours, considérons-nous que les sectes sont des « communautés fermées, d’intention spiritualiste, où des guides, des maîtres exercent un pouvoir absolu sur les membres » ; alors qu’au 18e et 19e siècle, une secte était plutôt considérée comme « un groupe organisé de personnes ayant la même doctrine au sein d’une religion » ou mieux encore un « ensemble de personnes qui professent la même doctrine » comme on le concevait dans l’Antiquité quand on parlait de « sectes philosophiques ». Voir à ce sujet l’article de Wikipédia.



Mise à jour le Lundi, 14 Décembre 2009 16:06